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Rappelons tout d’abord que le droit à l’éducation est un droit fondamental.

Avec un budget en augmentation constante depuis 2017 (+66%) pour s’établir cette année à 3,5 milliards d’euros, les moyens mis en place doivent permettre un meilleur accueil des élèves en situation de handicap à l’école.

Objectif : une école inclusive pour tous !

L’école inclusive, c’est avant tout et surtout construire une société plus juste.

Chaque élève, quelle que soit sa situation doit pouvoir trouver sa voie, accéder aux apprentissages et devenir un adulte épanoui.

  • 2022 :
    • Un budget de 3,5 milliards
    • 6% de budget supplémentaire par rapport à 2021

Un nombre d’élèves en hausse

  • 430 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire en élémentaire et en secondaire (vs 400 000, ce qui représente une augmentation de 4,8% en un an).

Des dispositifs renforcés

  • Création de 303 nouveaux dispositifs d’unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) qui porte leur nombre à 10 272.
    • 6000 élèves supplémentaires pourront être scolarisés en milieu ordinaire grâce ces dispositifs.

Scolarisation des enfants avec troubles du spectre de l’autisme (TSA) : Enjeu majeur du gouvernement :

  • 84 nouveaux dispositifs sont créés pour la rentrée 2022, en maternelle comme à l’école élémentaire,
  • Les DAR, dispositifs d’autorégulation pour les élèves présentant des troubles du spectre de l’autisme, nouvelle forme de scolarité inclusive qui accueille les enfants à l’école dans leur classe « ordinaire » au milieu des autres enfants mais qui bénéficient d’un enseignement « d’autorégulation ».

Une équipe de professionnels est présente pour les accompagner et les aider à mieux contrôler leur attention, leurs comportements et leurs émotions tout au long de la journée.

26 DAR existent actuellement :

  • 9 ont été créées pour la rentrée 2020
  • 17 en 2021
  • 15 pour la rentrée 2022

Les unités d’enseignement pour les enfants polyhandicapés

  • 12 nouvelles unités sont créées pour la rentrée scolaire 2022 avec l’objectif que toutes les académies en soient dotées pour la rentrée 2023.

Pour mieux accompagner les élèves en situation de handicap (AESH), de nouveaux postes sont créés

  • 4000 équivalents temps plein supplémentaires par rapport à 2021 soit 132 000 AESH au total.

La formation des accompagnants

  • 25 heures de formation initiale des enseignants pour une meilleure accessibilité des contenus pédagogiques et appréhender les besoins particuliers des élèves en situation de handicap.
  • 60 heures de formation d’adaptation à l’emploi pour les AESH
  • Une formation continue renforcée dans les plans académiques qui viendra s’appuyer sur les ressources disponibles notamment via la plateforme Cap École inclusive.

Plus de dialogue et d’écoute

Pérennisation de la cellule d’écoute à destination des familles à travers un numéro vert unique 0 805 805 110 ou 0 800 730 123 (accessible aux personnes malentendantes).

Ce numéro permet également d’informer les familles sur les dispositifs existants et sur le fonctionnement du service public de l’École inclusive.

Cette plateforme pourra également répondre aux questions concernant les dossiers des enfants. Objectif : apporter une réponse dans les 24 heures suivant l’appel.

Des équipes mobiles d’appui-médical restent à disposition pour prendre en compte les besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap.

166 équipes mobiles restent à disposition.

La création d’un livret de parcours inclusif qui propose des réponses pédagogiques aux besoins éducatifs particuliers des élèves. Ce livret s’adresse aux professionnels qui accompagnent l’enfant dans sa scolarité.

Cette nouvelle rentrée apporte son lot de questions.  Mise en lumière à l’occasion de la rentrée scolaire, la question de l’intégration reste ouverte et les avis divergent.

Plus globalement, la grande majorité des français pensent que les enfants en situation de handicap ne sont pas bien insérés dans le système scolaire. Un tiers pense qu’ils devraient être pris en charge dans des établissements spécialisés, un autre tiers pense qu’ils devraient être intégrer dans le système classique enfin un autre gros tiers estime que les enfants porteurs de handicap devraient être accueillis dans une classe spécialisée intégrée dans une école classique (type ULIS).

Les avis diffèrent mais ils plaident tous en faveur d’une mixité et d’une société plus inclusive !